Monday, August 15, 2011

Toronto's "Mini-Me" Expo 67

Toronto's "Mini-Me" Expo 67

Toronto's "Mini-Me" Expo 67
Aerial views of Ontario Place (top), Expo 67 (bottom).

In the early 1970's, the city of Toronto was having a little Expo-envy. Initiated by the Government of Ontario, Ontario Place was Toronto's answer to Montreal’s Expo 67.

Like Expo, Ontario Place was built on man-made islands along the city's waterfront. Officially opened on May 22, 1971, the park encompassed 96 acres of which 51 acres were land fill.

Toronto's "Mini-Me" Expo 67

Toronto's "Mini-Me" Expo 67
Ontario Place's pods (top) and Expo's Quebec pavilion (bottom) floated on water.

The original Ontario Place consisted of 5 glass-and-steel pavilion pods elevated above the water, each pod being suspended from tension cables anchored to a central column. Glass staircases and walkways connected the pods, islands and shore. The overall transparency of these structures created a feeling of floating in open space between water and sky. [To me, squarish structures floating above water call to mind the Quebec pavilion, while open spaces, tension cables and transparent membranes recall the German pavilion...]

Ontario Place’s five pods were offset by 2 focal points: the Forum, an open-air concert bowl [Autostade, anyone?], and the Cinesphere, the world's first permanent IMAX theatre, housed in a geodesic dome. [Comparisons to the U.S. pavilion are obvious, while the origins of IMAX can also be traced back to Expo 67...]

Boutiques and restaurants dotted the Pod/Cinesphere complex, including a fine dining restaurant called The Trillium.

Toronto's "Mini-Me" Expo 67

Toronto's "Mini-Me" Expo 67
Toronto's Cinesphere (top), Montreal's Biosphere, 1974 (bottom).

Ontario Place was originally rather sparse, awaiting future development. Early brochures presented Ontario Place as a "work in progress" that would be ever-changing. [Expo 67's follow up permanent exhibition "Man and His World" was also supposed to be an ever-changing "work in progress"...]

All this free space meant that like Expo 67, Ontario Place visitors could take refuge in large, park-like rest areas. And like Expo, graphics and pictograms in brilliant primary and secondary colors guided visitors throughout the site.

Toronto's "Mini-Me" Expo 67

Toronto's "Mini-Me" Expo 67
Fireworks booming above Ontario Place (top) and La Ronde (bottom).

In the early years, Ontario Place was a success: during its short May-through-September season, the park drew some 2.5 million visitors annually... establishing it as the fifth-most popular theme park in the world.

In 1972, The Children’s Village was unveiled, featuring an interactive play environment for kids. It quickly became Ontario Place's top attraction, and a water play area opened in 1973; featuring water cannons, spray bridges and pedal-powered deluge fountains. [La Ronde had its own Children's Village, while interactive games and water play were key features of the Vienna Kindergarten...]

The Girls of Ontario Place

Toronto's "Mini-Me" Expo 67
Ontario Place guides (left) Man and His World, 1968 hostesses (right).

Like Expo 67, Ontario Place's pretty hostesses drew a lot of attention:

Toronto Week magazine claimed: "There’s a lot to see at Ontario Place, and some of the easiest things on the eye are the attractive guides.”

The Globe and Mail did a photo spread of the girls, writing: “The 100 girls who are the hostesses at Ontario Place for the summer… have hot pants and pantsuits, a midi, a jacket and a stretchy yellow-and-white bubble blouse. Most popular are the hot pants. One girl commented ‘I’ve just got to shorten them.’”...


The Ontario Place theme song (above) was written by Dolores Claman, of Hockey Night in Canada fame. [Doesn't it sound just like A Place to Stand?]

images (1-3-5-7) robertmoffatt115.wordpress.com
(2) flickr.com
(4) archives de montréal
(6) chamblycounty.com
(8) alamedainfo.com
(9) montage by author

Wednesday, June 29, 2011

LES FOLIES DES COLLÉGIENNES SEXY LORS DE LA SEMAINE DE RELÂCHE...


Comme terrains de "chasse" de clichés "sexy" pour CLIN D'OEIL SEXY, les plages choisies par les collégiennes américaines pour y passer leur semaine de relâche sont extrêmement riches en occasions de toutes sortes ! À cette période de leur vie, que l'on peut nommer "adulescence", les complexes et les remises en question de l'adolescence sont choses du passé, et les obligations qui correspondent au monde des adultes n'imposent pas encore leur fardeau. On s'émancipe de l'autorité parentale, on lâche son fou, on vit à cent milles à l'heure au cours de cette courte semaine de liberté printanière. La chaleur de la plage, l'influence du groupe d'amis, et la consommation abusive de boissons alcoolisées aidant, on participe à toutes sortes d'activités, dont plusieurs à connotation sexy. Il suffit d'ailleurs de se promener tout simplement sur les plages pour avoir droit à un spectacle assez "olé olé" avec tous ces corps dénudés livrés au soleil et aux regards indiscrets (photo ci-dessus)... Certaines étudiantes en congé n'ont pratiquement rien à cacher lorsqu'elles prennent un bain de soleil... En relâche, on relâche tout !



Cette semaine de pause durant l'année scolaire, appelée aussi semaine d'études ou de lecture, a commencé à devenir une tradition aux États-Unis, après la seconde guerre mondiale. Selon les états ou selon la date de certaines fêtes comme celles de Pâques, le "spring break" américain a lieu en février, mars ou avril. Au début, la grande majorité des étudiants convergeaient vers les plages de la Floride, celles de Fort Lauderdale en particulier, pour oublier le stress des études. C'est un dénommé George Warren "Bob" Gill Jr qui a été le principal instigateur de cette fameuse semaine de "vacances" pour les jeunes des collèges et des universités du pays de l'oncle Sam. Il est reconnu comme le "père" du "spring break" à Fort Lauderdale. En 1935, l'équipe masculine de natation de Colgate University a commencé à se rendre dans cette localité pour s'y entraîner, à ce moment de l'année scolaire. Cette habitude a tracé la voie et a incité d'autres membres d'institutions d'enseignement à l'imiter. Ce qui a eu un effet d'entraînement qui a fait boule de neige (bien qu'il soit curieux de parler de neige dans ce cas !) et qui a attiré de plus en plus de jeunes à Fort Lauderdale lors du congé d'études.



En 1960, Fort Lauderdale s'ancra encore davantage dans sa vocation de capitale du "spring break" grâce au film "WHERE THE BOYS ARE", dont le scénario tourne justement autour de collégiennes qui rencontrent des garçons lors d'une semaine de relâche sur les plages de la station balnéaire floridienne. Mais au fil des années, avec la libération sexuelle et le relâchement des moeurs, les résidents de la place ont commencé à trouver moins drôle les folies des étudiants. Des jeunes bruyants et dérangeants, constamment sur le "party", causant de plus en plus de dommages aux propriétés publiques et privées. En 1985, sous la pression des citoyens, les autorités municipales ont dû mettre en vigueur des lois et des règlements restreignant les "parties" et les célébrations de toutes sortes qui troublaient l'ordre public. C'est également cette année-là que le gouvernement américain a adopté la loi fixant à 21 ans l'âge minimum pour consommer des boissons alcoolisées sur son territoire.



Ces mesures législatives plus sévères ont eu pour conséquence directe de déplacer le "spring break" vers des destinations étrangères plus accueillantes pour les "frasques estudiantines"... Le Mexique, entre autres, est devenu une terre hospitalière pour les jeunes en mal de liberté et de sensations fortes lors de la semaine de relâche... Sur ces nouveaux sites en dehors des USA, ou bien l'âge légal pour se saouler était plus bas, ou bien les lois et les règlements régissant cette norme n'étaient tout simplement pas appliqués... En tout cas, l'effet des restrictions promulguées à Fort Lauderdale a été brutal. Dès 1989, quatre ans après avoir été mises en vigueur, ces contraintes légales avaient fait passer le nombre de visiteurs de 350 000 à 20 000 durant la relâche.




De temps à autres, au cours des prochains mois, CLIN D'OEIL SEXY montrera ce qui se passe durant ce "spring break", une semaine de congé qui est tout, sauf reposante, pour ces jeunes hommes et ces jeunes femmes qui imaginent toutes sortes de concours et d'activités pour s'amuser ferme. Ça va des concours de bikinis jusqu'aux concours de gilets ou de camisoles mouillés, en passant par le calage de bière ou de spiritueux, et les "body shots", cette extravagance qui consiste à boire ou à lécher diverses substances ou boissons directement sur le corps de jolies filles (photo ci-dessus). Oui, il n'y a pas à dire, on en voit réellement de toutes les couleurs lors de cette incroyable relâche printanière ! Il faut bien que jeunesse se passe, mais, à certains endroits, elle se passe parfois de manière plus spectaculaire qu'ailleurs...


Monday, June 20, 2011

The Administration and News Pavilion

The Administration and News Pavilion (Expo 67)
The Administration and News pavilion was the nerve center of Expo 67.

Located in the Cité du Havre sector near Place d'accueil and the International Broadcasting Centre, the 3-storey structure housed the offices of Expo 67's administration and news services.

The award-winning building featured a stepped exterior, each floor overhanging the one below, providing maximum protection from direct sunlight.

Expo's 6 different administrative departments shared this space, including the public relations department (directed by Yves Jasmin),  Logexpo - the fair's housing bureau, and Expovox - its information centre. 

The Administration and News Pavilion (Expo 67)
The building had 3 wings, each with its own entrance hall; the idea being that each area could be used separately if so desired.

The halls were decorated by large concrete mural sculptures, the work of leading Canadian artists.  Different artists gave each of the entrances its own distinct look. 

The Administration and News Pavilion (Expo 67)
Impressive facilities were set aside for international journalists visiting Expo:

A bowl-shaped, 150-seat amphitheatre equipped with 6 television cameras was used for press conferences.  There were 4 studios reserved for filmed interviews, and 9 booths for radio broadcasting. Distinguished guests and newsmen had access to a special reception salon and a completely equipped press room.  Simultaneous translation facilities and interpreters were continually on hand. 

The building also featured a cafeteria, restaurant, bar, and underground parking.

The landscape area between the Administration and News pavilion and the International Broadcasting Centre contained a large reflecting pool and a sculpture.

The Administration and News Pavilion (Expo 67)
Unlike most Expo 67 structures, the Administration and News pavilion was designed to be permanent.  The building still exists today, housing the offices of the Montreal Port Authority and the Maritime Employers Association...

images: (1) expo67.ncf.ca
(2-3-4) personal collection (Montréal magazine)

Monday, June 13, 2011

BELLA REMPORTE LA PREMIÈRE COMPÉTITION DE CLAQUES SUR LES SEINS !


À voir leurs formes super sexy, on se dit qu'elles ont le physique de l'emploi. À en juger par leurs démonstrations préliminaires de "shadow Boxing" et de "shadow slapping", on constate qu'elles sont en bonne forme physique. À leur façon de se mesurer du regard et de se toiser, on devine que ces deux impétueuses blondes sont dans des dispositions belliqueuses qui garantissent le succès de cette première compétition annuelle de claques sur les seins...

Et UNIBROW, le producteur de la très drôle vidéo (ci-dessous) tournée lors de cette première présentation d'un championnat nouveau genre, qui restera sans doute gravée dans la mémoire de ceux et celles qui en ont été témoins, a vraiment mis toute la gomme pour justement en faire un évènement inoubliable. Mise en scène à la fois hilarante et crédible; commentateurs débiles y allant de plaisanteries bien choisies afin de nous faire rire ou sourire par leur caractère délibérément "niais" mais irrésistiblement humoristiques; témoins triés sur le volet pour servir d'arrière-plan loufoque à ce spectacle "titillant"; un arbitre aux explications drôlement claires et à la gestuelle entraînante; un montage technique irréprochable (textes, super ralentis) tout contribue à mettre en valeur nos deux combattantes courageuses dans cette vidéo très réussie !


À prime abord, ça ne paraît peut-être pas, mais il en faut de la hardiesse, de l'adresse, du doigté, de la concentration, et de la précision pour atteindre la cible et marquer des points ! Pour s'assurer de la victoire dans ce défi sportif de "haut" niveau, il est peut-être encore plus important de savoir encaisser les coups que de frapper solidement son adversaire. Pas facile de rester stoïque et de ne pas montrer que la claque retentissante que vous venez de recevoir vous a fait mal. Ça prend une bonne dose de courage et de contrôle de soi. D'ailleurs, je soupçonne que c'est le seuil de douleur élevé de Bella, son orgueil apparent, de même que son visage hargneux et défiant qui ont impressionné le plus les juges, qui l'ont proclamée championne. Ce qui a perdu son opposante, c'est probablement la grimace qu'elle a faite en encaissant la première claque bien placée de la tigresse Bella...

Bof ! Ce n'est que mon opinion personnelle, sans doute altérée par les nombreux fous rires que je n'ai pu réprimer en regardant ces images fort divertissantes et captivantes ! D'autres, féministes ou hommes roses, qualifieront cette comédie de stupide, mais cette nouveauté s'inscrit dans la suite des concours de gifles ou de tapes sur les fesses, toutes des activités burlesques destinées au plaisir et à l'amusement d'un public déluré qui ne se pose pas trop de questions existentielles ou philosophiques... Dans ce monde fou, fou, fou, vous croyiez, comme moi, avoir tout vu ? Détrompez-vous !

Sunday, May 15, 2011

HALLE BERRY : INTENSE DANS LA VIE COMME DANS LA PEAU DE SES PERSONNAGES...


Lorsque vous vivez constamment sous le feu des projecteurs et que votre statut de super star vous place dans la mire des journaux à potins, des caméras de télé ou de celles des paparazzis, chaque détail de votre vie est mis sous la loupe et prend des proportions démesurées. Mais dans le cas de la célèbre actrice Halle Berry, les hauts et les bas, les vallées et les sommets, la beauté et la laideur alternent dans sa vie de façon vertigineuse et dramatique sans que les médias aient le besoin de les amplifier ou de les exagérer. Si elle a volé si haut vers des succès éclatants dans sa vie publique, et qu'elle a songé au suicide lorsqu'elle a vécu des échecs douloureux dans sa vie privée, c'est peut-être parce qu'elle est tellement intense. Intense au cinéma au point de se prendre vraiment pour ses personnages. Au point de devenir le personnage pendant toute la durée du tournage d'un film. Intense dans son intimité au point de mourir un peu à chaque rupture amoureuse. À 44 ans, Halle s'efforce encore de trouver la sagesse ou un équilibre qui dosera à la fois les bonheurs et les malheurs qu'elle a tendance à vivre excessivement.



Ce caractère extrémiste qui pousse Halle Berry à se dépasser et à ressentir les péripéties de son existence de manière si aiguë, peut s'expliquer par les circonstances particulières dans lesquelles elle a été plongée dès son enfance. Née le 14 août 1966 à Cleveland, d'un père Afro-américain (Jerome Berry) et d'une mère immigrante blanche (Judith Hawkins) venant de Liverpool, Angleterre, la petite Halle doit composer dès ses premières années avec la vie de couple chaotique de ses parents. Sa mère est victime de violence conjugale et elle divorce de son mari alors que leur petite fille n'a que quatre ans. Halle n'a pas vraiment connu son géniteur. Travaillant comme assistant dans l'hôpital où son épouse est infirmière, il deviendra chauffeur d'autobus après son divorce. Halle ne l'a jamais revu et elle ne sait même pas s'il est toujours vivant. Élevée par sa mère dans un quartier blanc de Bedford (en Ohio), la future actrice prend conscience de sa différence raciale par les regards que font peser sur elle les élèves -tous blancs- des classes des écoles qu'elle fréquente. Bien qu'elle soit mulâtre, sa peau plus foncée la distingue des autres dans cette Amérique encore passablement raciste du début des années '70. Au plus profond de son coeur et de son âme, elle se sent afro-américaine et fière de l'être. Loin de se refermer sur elle-même et de vouloir passer inaperçue en longeant les murs des institutions scolaires où elle étudie, la jeune Berry cherche à prouver que la couleur de sa peau n'est pas un handicap ou un signe d'infériorité. Elle est très active et intense en s'impliquant dans une foule d'évènements, d'organismes ou de clubs au Bedford High School. Pour améliorer son estime personnelle et pour se valoriser aux yeux des autres élèves, elle ne sera pas seulement cheerleader mais capitaine et leader de son équipe, les "BearCats". De même, elle ne fera pas que collaborer au journal étudiant, elle en deviendra l'éditrice. Halle ne se contentera pas non plus d'être une élève parmi les autres, elle méritera le titre de présidente de sa classe. Elle excellera tant et si bien qu'elle sera sacrée "Reine" de sa promotion. Son surnom de "Hannah Little" ne l'empêche pas d'avoir de l'ambition et de rêver à une carrière d'actrice de cinéma. Loin de s'écraser devant l'adversité et les barrières qui jalonnent son enfance et son adolescente, c'est une battante prête à relever tous les défis.



Un de ces défis : participer à des concours de beauté et les gagner, même si les filles de race noire n'osent généralement pas se présenter à de telles compétions et espèrent encore moins les remporter. Halle rafle les grands honneurs à ses trois premières tentatives. En 1985, elle est élue "Miss Teen All-American". L'année suivante c'est la couronne de "Miss Ohio" qui se retrouve sur sa tête bien que Halle soit battue plus tard en finale nationale quand c'est sa blonde et voluptueuse rivale du Texas qui s'empare du titre de Miss USA en la coiffant de justesse au fil d'arrivée. Par la suite, elle deviendra la première américaine de couleur à prendre part au "Miss World Pageant" où elle doit toutefois se contenter de voir sa robe (!) gagner la compétition de la plus belle robe de soirée. Mais ces apparitions parmi les reines de beauté, et ses bonnes performances lors des entrevues visant à juger la personnalité des candidates, lui ouvrent les portes d'une carrière de mannequin.



Mademoiselle Berry a certes l'étoffe d'une top modèle, mais ce métier n'est pour elle qu'un raccourci pour réaliser son rêve de devenir actrice. D'ailleurs, elle a rapidement la chance de se faire valoir dans quelques séries télévisées. En 1989, son rôle dans la mini-série "Living Dolls" connaît une fin prématurée quand l'émission est retirée des ondes avant sa conclusion, mais la jeune actrice a eu suffisamment le temps de faire une forte impression dans le milieu télévisuel. On remarque en fait qu'elle n'acte pas vraiment, qu'elle ne joue pas seulement son rôle mais qu'elle vit littéralement dans la peau du personnage qu'elle incarne intensivement. Par exemple, pour tenir le rôle d'une droguée traînant dans les rues, elle se préparera en ne négligeant aucun détail, allant même jusqu'à refuser de prendre un bain pendant deux semaines pour mieux entrer dans la peau de son personnage. Mais cette année-là, au cours d'un tournage, Halle perd connaissance sur le plateau d'enregistrement. Diagnostic : diabète de type 1. Un obstacle supplémentaire qu'elle devra donc surmonter à la scène comme à la ville mais qui n'arrêtera pas la progression de sa carrière naissante. Deux ans passent avant qu'elle puisse faire sa grande entrée sur les écrans de cinéma grâce à Spike Lee qui lui offre un rôle dans son film JUNGLE FEVER. L'année suivante elle vole presque la vedette à Eddie Murphy en jouant à ses côtés dans BOOMERANG.



Au moment où son étoile commence à briller à Hollywood, Halle Berry est confrontée à des drames affreux dans ses relations amoureuses. Après avoir vu sa mère se faire maltraiter par son conjoint au domicile familial, "Hannah Little" subit le même sort dans ses premières expériences amoureuses à l'âge adulte. Sa liaison avec l'acteur Wesley Snipes prend fin parce qu'il la brutalise. Puis c'est au tour du chanteur Christopher Williams de la battre et de lui faire perdre l'usage de son oreille droite à 80 %. Son mariage avec le joueur de baseball David Justice au début de 1993 se terminera aussi dans la violence physique et verbale (divorce en 1997). Ébranlée par ces épisodes terribles, elle restera prostrée chez elle à Los Angeles pendant plus de deux mois, interrompant ainsi temporairement sa carrière. Elle a besoin de tout le support qu'elle peut obtenir de sa mère, de ses amis et de son psychologue pour se reprendre en mains et se ressaisir. Elle songe même au suicide mais elle ne peut se faire à l'idée que sa mère trouve son cadavre. Jamais la jeune femme ne tombera aussi bas dans son estime de soi. Elle dit se sentir comme une gomme à mâcher écrasée sous la bottine de David Justice. Le temps finit par guérir ses blessures intérieures et elle désire à nouveau aimer et être aimée. Elle rencontre aussitôt le musicien Eric Benét, qu'elle épousera en 2001 après l'avoir fréquenté pendant plusieurs années. Comme 75% des unions après un premier divorce, ce second mariage est également un échec (divorce en 2005).



Heureusement, ces déboires sentimentaux n'affectent pas son travail d'actrice. C'est dans le travail que Halle trouve refuge et réconfort. En prêtant sa vie à ses personnages, elle oublie ses ennuis personnels. En se donnant corps et âme à son métier, elle accumule les performances brillantes et se met à collectionner les mentions d'honneur, les prix, les trophées, les récompenses. En femme d'affaires alerte, sachant négocier ces coups d'éclat, celle que tous les magazines pour hommes célèbrent pour sa beauté, demande des cachets de plus en plus élevés pour ses rôles au cinéma. Consciente que ses charmes féminins sont très recherchées, elle exige des bonis importants pour en dévoiler une partie au grand écran. Elle devient une des actrices les mieux payées de l'industrie, en faisant monter la facture à plus de dix millions de dollars par film, en échange de ses services. En 1999, inspirée par une de ses idoles de jeunesse, Halle Berry brille dans le rôle de Dorothy Dandridge. Cette prestation lui vaut un Golden Globe en tant que meilleure actrice pour une mini-série télévisée (INTRODUCING DOROTHY DANDRIDGE). Trois ans plus tard c'est la consécration lorsqu'elle devient la première noire à gagner l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle de Leticia Musgrove dans MONSTER'S BALL. Elle avait décroché ce rôle après que Angela Bassett et Vanessa Williams l'eurent refusé, possiblement à cause de son caractère controversé qui a d'ailleurs valu à Berry des critiques négatives de la part de la communauté afro-américaine.



Deux accidents de voiture ont porté ombrage à sa carrière sans pouvoir cependant la ternir. Chaque fois, Berry a commis un délit de fuite en quittant précipitamment les lieux. Certaines personnes ont protesté du fait que la renommée actrice s'en soit tirée sans trop de conséquences fâcheuses en bénéficiant de la clémence discutable de la justice (trois ans de probation, $ 13 500 de frais et quelques travaux communautaires). À croire que la célébrité et la beauté pardonnent bien des offenses... Halle Berry détient d'ailleurs le record de la revue PEOPLE pour le plus grand nombre d'apparitions (15) dans son numéro "spécial beauté" publié chaque année. Julia Roberts arrive au second rang avec douze apparitions. Même après avoir pris beaucoup de poids après avoir accouché de sa fille Nahla en 2008 (durant son union libre avec le mannequin québécois Gabriel Aubry), la nouvelle maman se voit décerner le titre de "Sexiest Woman Alive" du magazine ESQUIRE. Son physique avantageux et sa personnalité de femme de tête ont aussi amené des compagnies renommées comme REVLON et VERSACE à en faire leur représentante ou leur porte-parole. Généreuse et compatissante, Halle Berry se distingue aussi en venant en aide à plusieurs oeuvres de charité. Elle s'est récemment impliquée pour défendre la cause des femmes victimes de violence conjugale.



Au cours de sa vie et de sa carrière, Halle Berry a vécu bien des incidents et des mésaventures, parfois cocasses, d'autres fois moins drôles. Parmi ces derniers, deux blessures durant le tournage des films DIE ANOTHER DAY (série James Bond) le 10 avril 2002 quand un débris de bombe fumigène l'atteint à un oeil; et en mai 2003 à Montréal quand elle se fait casser accidentellement un avant-bras durant l'enregistrement d'une scène du film GOTHIKA. Quelques temps après la naissance de sa fille, Halle reçoit un message de menace la prévenant que son bébé serait kidnappé et découpé en morceaux. Elle prend la menace au sérieux et engage des agents de sécurité. Dans un registre plus rigolo, elle a déjà raconté qu'une fois, lorsqu'elle était meneuse de claques à son école de Bedford, elle avait gardé ses sous-vêtements au lieu de les changer pour ceux faisant partie de son uniforme de cheerleader. Pendant le spectacle qu'elle donnait avec ses compagnes de l'équipe des BearCats, elle exécutait un numéro appelé "la roue de chariot" en effectuant un roulement latéral de son corps à l'aide de ses pieds et de ses mains. L'assistance put alors voir ses dessous féminins, à son grand embarras, il va sans dire ! À une autre occasion (photo ci-dessus) durant un des nombreux galas auxquels elle a participé, elle a eu la surprise de voir un de ses seins sauter hors de son décolleté ! Finalement, dans la vidéo ci-dessous, la grande actrice fait preuve d'humilité et d'un bon sens de l'humour en acceptant un prix Razzie soulignant sa mauvaise performance dans le film CATWOMAN (2004). Elle se parodie elle-même au début de son discours de remerciement en riant de sa réaction lorsqu'elle avait remporté son Oscar deux ans plus tôt.



Dans le diaporama qui suit, vous retrouverez quelques-unes des plus belles photographies de Halle Berry. Pour accompagner musicalement ces images splendides, quelle autre chanson pouvait mieux convenir que le méga succès de James Blunt, YOU'RE BEAUTIFUL. On imagine facilement ce chef-d'oeuvre dans une scène de film où Halle Berry jouerait cette jolie femme souriant à un inconnu dans un métro...





Saturday, May 14, 2011

John Fuevog's "Munster" Shoes

John Fuevog's "Munster" Shoes 
Born and raised in Vancouver, British Columbia, footwear designer John Fluevog began his career in the late 1960's at local shoe shop Sheppard's Shoes.  In 1970, he formed a partnership with Peter Fox to design and sell stylish shoes under the name Fox and Fluevog.

After an amicable split in 1981, Fluevog went on to open his first independent store, John Fluevog Shoes, in 1985.

Fluevog's quirky and avant-garde designs garnered him a cult following with the creative, artistic and rebellious crowd.  From ultra-pointy to overly-round toes, platform shoes, severely squared heels, handmade clogs; and adorned with art-deco designs, swirly, colorful patterns, peace signs, hearts, etc.

In 1990, Lady Miss Kier donned a pair of John Fluevog's Munster shoes on Deee-Lite's World Clique album cover, thus making the trumpet-heeled platforms an iconic symbol of the '90s House/Club underground DJ scene...

A limited-edition re-issue is available at the John Fluevog website.

John Fuevog's "Munster" Shoes 
images: fluevog.com

Monday, May 9, 2011

SÉDUISANTES MÊME DANS LA BOUE OU LA VASE !


Depuis la nuit des temps, on a associé la terre à la femme. Que ce soit dans les mythologies des peuples anciens ou dans les écrits des poètes célébrant la mère nature, terre et femme sont unies dans le destin de l'humanité. La terre fertile et nourricière produit les moissons et les plantes qui guérissent. La femme est la terre que l'homme laboure et ensemence. Au cours des cinquante dernières années, dans les sociétés occidentales modernes, le mode de vie jadis intimement lié à la nature et à l'agriculture, s'est transformé radicalement. L'industrialisation à grande échelle, la mécanisation, la technologie et les télécommunications ont changé totalement le rapport des gens avec la nature. Combien d'enfants ou d'adolescents ne jouent presque plus dehors et préfèrent rester enfermés dans leur chambre à jouer à des jeux électroniques ? Le lien au monde extérieur et à la terre est rompu en faveur du cyberespace.



La femme subit également cette rupture avec la nature et elle risque de devenir artificielle en se maquillant à outrance ou en recourant abusivement à la chirurgie plastique. Pourtant, comme en témoignent les photos de ce billet, lorsque la gent féminine renoue avec la terre en s'enduisant le corps de boue ou de vase, les résultats sont parfois spectaculaires et étrangement sexy ! Comme pour prouver que les éléments terrestres se marient tellement bien avec le corps de la femme. Comme pour prouver que les anciens avaient raison de les associer symboliquement... Ce n'est pas déraisonnable de considérer la terre et la femme comme des synonymes, comme des sources de vie et d'énergie. Les deux donnent la vie qu'elles portent en elles. En fait, ces boues et cette vase peuvent sembler repoussantes et répugnantes à première vue. Mais elles peuvent contenir des minéraux et être riches d'éléments naturels dont on se sert d'ailleurs pour fabriquer des... cosmétiques !



Ces cosmétiques servent non seulement de produits de beauté mais ils peuvent aussi soigner des maladies de peau comme l'eczéma. Ce serait exagéré de pousser l'allusion aux cosmétiques jusqu'à l'illusion parfaite en prétendant qu'en prenant un bain de boue, la femme, en quelque sorte, soigne sa beauté ! Mais le miracle, le secret, le mystère de la beauté, c'est qu'une jolie femme puisse rester belle même lorsqu'elle est couverte de boue ! J'oserais même affirmer que le corps de ces belles, maculées de vase, peut éveiller chez les hommes un instinct primitif, une sorte d'atavisme remontant aux temps anciens où la femme était une terre à labourer et à ensemencer ! En tout cas, ce thème est un terreau fertile pour CLIN D'OEIL SEXY. Nous y reviendrons sûrement dans les prochaines semaines...