Sunday, May 15, 2011

HALLE BERRY : INTENSE DANS LA VIE COMME DANS LA PEAU DE SES PERSONNAGES...


Lorsque vous vivez constamment sous le feu des projecteurs et que votre statut de super star vous place dans la mire des journaux à potins, des caméras de télé ou de celles des paparazzis, chaque détail de votre vie est mis sous la loupe et prend des proportions démesurées. Mais dans le cas de la célèbre actrice Halle Berry, les hauts et les bas, les vallées et les sommets, la beauté et la laideur alternent dans sa vie de façon vertigineuse et dramatique sans que les médias aient le besoin de les amplifier ou de les exagérer. Si elle a volé si haut vers des succès éclatants dans sa vie publique, et qu'elle a songé au suicide lorsqu'elle a vécu des échecs douloureux dans sa vie privée, c'est peut-être parce qu'elle est tellement intense. Intense au cinéma au point de se prendre vraiment pour ses personnages. Au point de devenir le personnage pendant toute la durée du tournage d'un film. Intense dans son intimité au point de mourir un peu à chaque rupture amoureuse. À 44 ans, Halle s'efforce encore de trouver la sagesse ou un équilibre qui dosera à la fois les bonheurs et les malheurs qu'elle a tendance à vivre excessivement.



Ce caractère extrémiste qui pousse Halle Berry à se dépasser et à ressentir les péripéties de son existence de manière si aiguë, peut s'expliquer par les circonstances particulières dans lesquelles elle a été plongée dès son enfance. Née le 14 août 1966 à Cleveland, d'un père Afro-américain (Jerome Berry) et d'une mère immigrante blanche (Judith Hawkins) venant de Liverpool, Angleterre, la petite Halle doit composer dès ses premières années avec la vie de couple chaotique de ses parents. Sa mère est victime de violence conjugale et elle divorce de son mari alors que leur petite fille n'a que quatre ans. Halle n'a pas vraiment connu son géniteur. Travaillant comme assistant dans l'hôpital où son épouse est infirmière, il deviendra chauffeur d'autobus après son divorce. Halle ne l'a jamais revu et elle ne sait même pas s'il est toujours vivant. Élevée par sa mère dans un quartier blanc de Bedford (en Ohio), la future actrice prend conscience de sa différence raciale par les regards que font peser sur elle les élèves -tous blancs- des classes des écoles qu'elle fréquente. Bien qu'elle soit mulâtre, sa peau plus foncée la distingue des autres dans cette Amérique encore passablement raciste du début des années '70. Au plus profond de son coeur et de son âme, elle se sent afro-américaine et fière de l'être. Loin de se refermer sur elle-même et de vouloir passer inaperçue en longeant les murs des institutions scolaires où elle étudie, la jeune Berry cherche à prouver que la couleur de sa peau n'est pas un handicap ou un signe d'infériorité. Elle est très active et intense en s'impliquant dans une foule d'évènements, d'organismes ou de clubs au Bedford High School. Pour améliorer son estime personnelle et pour se valoriser aux yeux des autres élèves, elle ne sera pas seulement cheerleader mais capitaine et leader de son équipe, les "BearCats". De même, elle ne fera pas que collaborer au journal étudiant, elle en deviendra l'éditrice. Halle ne se contentera pas non plus d'être une élève parmi les autres, elle méritera le titre de présidente de sa classe. Elle excellera tant et si bien qu'elle sera sacrée "Reine" de sa promotion. Son surnom de "Hannah Little" ne l'empêche pas d'avoir de l'ambition et de rêver à une carrière d'actrice de cinéma. Loin de s'écraser devant l'adversité et les barrières qui jalonnent son enfance et son adolescente, c'est une battante prête à relever tous les défis.



Un de ces défis : participer à des concours de beauté et les gagner, même si les filles de race noire n'osent généralement pas se présenter à de telles compétions et espèrent encore moins les remporter. Halle rafle les grands honneurs à ses trois premières tentatives. En 1985, elle est élue "Miss Teen All-American". L'année suivante c'est la couronne de "Miss Ohio" qui se retrouve sur sa tête bien que Halle soit battue plus tard en finale nationale quand c'est sa blonde et voluptueuse rivale du Texas qui s'empare du titre de Miss USA en la coiffant de justesse au fil d'arrivée. Par la suite, elle deviendra la première américaine de couleur à prendre part au "Miss World Pageant" où elle doit toutefois se contenter de voir sa robe (!) gagner la compétition de la plus belle robe de soirée. Mais ces apparitions parmi les reines de beauté, et ses bonnes performances lors des entrevues visant à juger la personnalité des candidates, lui ouvrent les portes d'une carrière de mannequin.



Mademoiselle Berry a certes l'étoffe d'une top modèle, mais ce métier n'est pour elle qu'un raccourci pour réaliser son rêve de devenir actrice. D'ailleurs, elle a rapidement la chance de se faire valoir dans quelques séries télévisées. En 1989, son rôle dans la mini-série "Living Dolls" connaît une fin prématurée quand l'émission est retirée des ondes avant sa conclusion, mais la jeune actrice a eu suffisamment le temps de faire une forte impression dans le milieu télévisuel. On remarque en fait qu'elle n'acte pas vraiment, qu'elle ne joue pas seulement son rôle mais qu'elle vit littéralement dans la peau du personnage qu'elle incarne intensivement. Par exemple, pour tenir le rôle d'une droguée traînant dans les rues, elle se préparera en ne négligeant aucun détail, allant même jusqu'à refuser de prendre un bain pendant deux semaines pour mieux entrer dans la peau de son personnage. Mais cette année-là, au cours d'un tournage, Halle perd connaissance sur le plateau d'enregistrement. Diagnostic : diabète de type 1. Un obstacle supplémentaire qu'elle devra donc surmonter à la scène comme à la ville mais qui n'arrêtera pas la progression de sa carrière naissante. Deux ans passent avant qu'elle puisse faire sa grande entrée sur les écrans de cinéma grâce à Spike Lee qui lui offre un rôle dans son film JUNGLE FEVER. L'année suivante elle vole presque la vedette à Eddie Murphy en jouant à ses côtés dans BOOMERANG.



Au moment où son étoile commence à briller à Hollywood, Halle Berry est confrontée à des drames affreux dans ses relations amoureuses. Après avoir vu sa mère se faire maltraiter par son conjoint au domicile familial, "Hannah Little" subit le même sort dans ses premières expériences amoureuses à l'âge adulte. Sa liaison avec l'acteur Wesley Snipes prend fin parce qu'il la brutalise. Puis c'est au tour du chanteur Christopher Williams de la battre et de lui faire perdre l'usage de son oreille droite à 80 %. Son mariage avec le joueur de baseball David Justice au début de 1993 se terminera aussi dans la violence physique et verbale (divorce en 1997). Ébranlée par ces épisodes terribles, elle restera prostrée chez elle à Los Angeles pendant plus de deux mois, interrompant ainsi temporairement sa carrière. Elle a besoin de tout le support qu'elle peut obtenir de sa mère, de ses amis et de son psychologue pour se reprendre en mains et se ressaisir. Elle songe même au suicide mais elle ne peut se faire à l'idée que sa mère trouve son cadavre. Jamais la jeune femme ne tombera aussi bas dans son estime de soi. Elle dit se sentir comme une gomme à mâcher écrasée sous la bottine de David Justice. Le temps finit par guérir ses blessures intérieures et elle désire à nouveau aimer et être aimée. Elle rencontre aussitôt le musicien Eric Benét, qu'elle épousera en 2001 après l'avoir fréquenté pendant plusieurs années. Comme 75% des unions après un premier divorce, ce second mariage est également un échec (divorce en 2005).



Heureusement, ces déboires sentimentaux n'affectent pas son travail d'actrice. C'est dans le travail que Halle trouve refuge et réconfort. En prêtant sa vie à ses personnages, elle oublie ses ennuis personnels. En se donnant corps et âme à son métier, elle accumule les performances brillantes et se met à collectionner les mentions d'honneur, les prix, les trophées, les récompenses. En femme d'affaires alerte, sachant négocier ces coups d'éclat, celle que tous les magazines pour hommes célèbrent pour sa beauté, demande des cachets de plus en plus élevés pour ses rôles au cinéma. Consciente que ses charmes féminins sont très recherchées, elle exige des bonis importants pour en dévoiler une partie au grand écran. Elle devient une des actrices les mieux payées de l'industrie, en faisant monter la facture à plus de dix millions de dollars par film, en échange de ses services. En 1999, inspirée par une de ses idoles de jeunesse, Halle Berry brille dans le rôle de Dorothy Dandridge. Cette prestation lui vaut un Golden Globe en tant que meilleure actrice pour une mini-série télévisée (INTRODUCING DOROTHY DANDRIDGE). Trois ans plus tard c'est la consécration lorsqu'elle devient la première noire à gagner l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle de Leticia Musgrove dans MONSTER'S BALL. Elle avait décroché ce rôle après que Angela Bassett et Vanessa Williams l'eurent refusé, possiblement à cause de son caractère controversé qui a d'ailleurs valu à Berry des critiques négatives de la part de la communauté afro-américaine.



Deux accidents de voiture ont porté ombrage à sa carrière sans pouvoir cependant la ternir. Chaque fois, Berry a commis un délit de fuite en quittant précipitamment les lieux. Certaines personnes ont protesté du fait que la renommée actrice s'en soit tirée sans trop de conséquences fâcheuses en bénéficiant de la clémence discutable de la justice (trois ans de probation, $ 13 500 de frais et quelques travaux communautaires). À croire que la célébrité et la beauté pardonnent bien des offenses... Halle Berry détient d'ailleurs le record de la revue PEOPLE pour le plus grand nombre d'apparitions (15) dans son numéro "spécial beauté" publié chaque année. Julia Roberts arrive au second rang avec douze apparitions. Même après avoir pris beaucoup de poids après avoir accouché de sa fille Nahla en 2008 (durant son union libre avec le mannequin québécois Gabriel Aubry), la nouvelle maman se voit décerner le titre de "Sexiest Woman Alive" du magazine ESQUIRE. Son physique avantageux et sa personnalité de femme de tête ont aussi amené des compagnies renommées comme REVLON et VERSACE à en faire leur représentante ou leur porte-parole. Généreuse et compatissante, Halle Berry se distingue aussi en venant en aide à plusieurs oeuvres de charité. Elle s'est récemment impliquée pour défendre la cause des femmes victimes de violence conjugale.



Au cours de sa vie et de sa carrière, Halle Berry a vécu bien des incidents et des mésaventures, parfois cocasses, d'autres fois moins drôles. Parmi ces derniers, deux blessures durant le tournage des films DIE ANOTHER DAY (série James Bond) le 10 avril 2002 quand un débris de bombe fumigène l'atteint à un oeil; et en mai 2003 à Montréal quand elle se fait casser accidentellement un avant-bras durant l'enregistrement d'une scène du film GOTHIKA. Quelques temps après la naissance de sa fille, Halle reçoit un message de menace la prévenant que son bébé serait kidnappé et découpé en morceaux. Elle prend la menace au sérieux et engage des agents de sécurité. Dans un registre plus rigolo, elle a déjà raconté qu'une fois, lorsqu'elle était meneuse de claques à son école de Bedford, elle avait gardé ses sous-vêtements au lieu de les changer pour ceux faisant partie de son uniforme de cheerleader. Pendant le spectacle qu'elle donnait avec ses compagnes de l'équipe des BearCats, elle exécutait un numéro appelé "la roue de chariot" en effectuant un roulement latéral de son corps à l'aide de ses pieds et de ses mains. L'assistance put alors voir ses dessous féminins, à son grand embarras, il va sans dire ! À une autre occasion (photo ci-dessus) durant un des nombreux galas auxquels elle a participé, elle a eu la surprise de voir un de ses seins sauter hors de son décolleté ! Finalement, dans la vidéo ci-dessous, la grande actrice fait preuve d'humilité et d'un bon sens de l'humour en acceptant un prix Razzie soulignant sa mauvaise performance dans le film CATWOMAN (2004). Elle se parodie elle-même au début de son discours de remerciement en riant de sa réaction lorsqu'elle avait remporté son Oscar deux ans plus tôt.



Dans le diaporama qui suit, vous retrouverez quelques-unes des plus belles photographies de Halle Berry. Pour accompagner musicalement ces images splendides, quelle autre chanson pouvait mieux convenir que le méga succès de James Blunt, YOU'RE BEAUTIFUL. On imagine facilement ce chef-d'oeuvre dans une scène de film où Halle Berry jouerait cette jolie femme souriant à un inconnu dans un métro...





Saturday, May 14, 2011

John Fuevog's "Munster" Shoes

John Fuevog's "Munster" Shoes 
Born and raised in Vancouver, British Columbia, footwear designer John Fluevog began his career in the late 1960's at local shoe shop Sheppard's Shoes.  In 1970, he formed a partnership with Peter Fox to design and sell stylish shoes under the name Fox and Fluevog.

After an amicable split in 1981, Fluevog went on to open his first independent store, John Fluevog Shoes, in 1985.

Fluevog's quirky and avant-garde designs garnered him a cult following with the creative, artistic and rebellious crowd.  From ultra-pointy to overly-round toes, platform shoes, severely squared heels, handmade clogs; and adorned with art-deco designs, swirly, colorful patterns, peace signs, hearts, etc.

In 1990, Lady Miss Kier donned a pair of John Fluevog's Munster shoes on Deee-Lite's World Clique album cover, thus making the trumpet-heeled platforms an iconic symbol of the '90s House/Club underground DJ scene...

A limited-edition re-issue is available at the John Fluevog website.

John Fuevog's "Munster" Shoes 
images: fluevog.com

Monday, May 9, 2011

SÉDUISANTES MÊME DANS LA BOUE OU LA VASE !


Depuis la nuit des temps, on a associé la terre à la femme. Que ce soit dans les mythologies des peuples anciens ou dans les écrits des poètes célébrant la mère nature, terre et femme sont unies dans le destin de l'humanité. La terre fertile et nourricière produit les moissons et les plantes qui guérissent. La femme est la terre que l'homme laboure et ensemence. Au cours des cinquante dernières années, dans les sociétés occidentales modernes, le mode de vie jadis intimement lié à la nature et à l'agriculture, s'est transformé radicalement. L'industrialisation à grande échelle, la mécanisation, la technologie et les télécommunications ont changé totalement le rapport des gens avec la nature. Combien d'enfants ou d'adolescents ne jouent presque plus dehors et préfèrent rester enfermés dans leur chambre à jouer à des jeux électroniques ? Le lien au monde extérieur et à la terre est rompu en faveur du cyberespace.



La femme subit également cette rupture avec la nature et elle risque de devenir artificielle en se maquillant à outrance ou en recourant abusivement à la chirurgie plastique. Pourtant, comme en témoignent les photos de ce billet, lorsque la gent féminine renoue avec la terre en s'enduisant le corps de boue ou de vase, les résultats sont parfois spectaculaires et étrangement sexy ! Comme pour prouver que les éléments terrestres se marient tellement bien avec le corps de la femme. Comme pour prouver que les anciens avaient raison de les associer symboliquement... Ce n'est pas déraisonnable de considérer la terre et la femme comme des synonymes, comme des sources de vie et d'énergie. Les deux donnent la vie qu'elles portent en elles. En fait, ces boues et cette vase peuvent sembler repoussantes et répugnantes à première vue. Mais elles peuvent contenir des minéraux et être riches d'éléments naturels dont on se sert d'ailleurs pour fabriquer des... cosmétiques !



Ces cosmétiques servent non seulement de produits de beauté mais ils peuvent aussi soigner des maladies de peau comme l'eczéma. Ce serait exagéré de pousser l'allusion aux cosmétiques jusqu'à l'illusion parfaite en prétendant qu'en prenant un bain de boue, la femme, en quelque sorte, soigne sa beauté ! Mais le miracle, le secret, le mystère de la beauté, c'est qu'une jolie femme puisse rester belle même lorsqu'elle est couverte de boue ! J'oserais même affirmer que le corps de ces belles, maculées de vase, peut éveiller chez les hommes un instinct primitif, une sorte d'atavisme remontant aux temps anciens où la femme était une terre à labourer et à ensemencer ! En tout cas, ce thème est un terreau fertile pour CLIN D'OEIL SEXY. Nous y reviendrons sûrement dans les prochaines semaines...


Monday, April 25, 2011

PETA : TOUS LES MOYENS SONT-ILS BONS POUR ESSAYER DE SENSIBILISER LE PUBLIC À LEUR CAUSE ?


En démocratie, les groupes de pression (que l'on appelle aussi groupes d'intérêts ou d'influence), jouent un rôle important pour orienter les politiciens qui nous gouvernent. Ils sont le reflet des changements sociaux ou de l'évolution de la conscience collective. Ils militent pour les droits humains, leurs intérêts particuliers ou ce qu'ils estiment être primordial pour le bien de notre vie en société. Ces organismes peuvent être des syndicats, des chambres de commerce, des associations de protection des consommateurs, des corporations professionnelles, des conseils du patronat, des groupes environnementaux ou de défense des droits des animaux comme PETA (People for the Ethical Treatment of Animals). Cette organisation, fondée en 1980 et dont le quartier général est situé à Norfolk, en Virginie, est reconnue pour ses coups d'éclat et les moyens radicaux qu'elle prend pour se faire connaître et dénoncer la cruauté envers certaines espèces animales. Au nom des deux millions de membres qui la financent par leurs dons, elle vise tous les pouvoirs qui peuvent l'aider à atteindre ses objectifs. Ses manifestations publiques souvent controversées et choquantes se déroulent presque toujours dans des lieux symboliques ou devant le siège même du pouvoir politique : Maison Blanche à Washington, parlements, palais royaux, etc. Lorsqu'il le faut, PETA ira jusque devant les tribunaux pour faire valoir ses arguments. Ou cet organisme à but non lucratif persuadera certaines entreprises puissantes de boycotter un fournisseur coupable de cruauté envers les animaux. C'est arrivé en 2002 quand PETA a mis de la pression sur des sociétés internationales comme Nike, Reebok et Chrysler afin qu'ils boycottent le cuir en provenance de l'Inde. Le groupe de pression en faveur des droits des animaux dénonçait à ce moment-là les conditions effroyables dans lesquelles étaient transportées les bêtes qui étaient plus tard écorchées vives avant que leur peau serve ensuite à faire du cuir.



Afin de sensibiliser le public à leur combat, PETA compte énormément sur les médias. Des manifestations retentissantes ou des coups d'éclat, c'est efficace dans la mesure où le plus de monde possible en aura connaissance. Il faut qu'on en parle dans les journaux, les revues, les reportages radiophoniques et télévisés. Sinon tout ce travail d'organisation et de mobilisation risque de se transformer en coups d'épée dans l'eau. PETA ne recule devant aucun moyen pour retenir l'attention des médias ou des gens dans la rue. Le résultat est parfois contesté parce qu'il déborde les limites de ce qui est acceptable aux yeux de certains groupes de personnes. L'Église catholique s'est ainsi opposée vivement à l'utilisation de symboles religieux dans la publicité ou les manifs de PETA. Même indignation chez les Juifs quand PETA a comparé la cruauté faite aux animaux aux massacres des Juifs dans les camps de concentration nazis lors de la Seconde Guerre Mondiale.


On peut juger si PETA dépasse les bornes lorsqu'on observe le regard des spectateurs qui croisent les activistes du groupe dans la rue. Quand les gens voient des protestataires nus (presque toujours des femmes), cela peut les indisposer, les gêner, les mettre mal à l'aise, les choquer (surtout quand les témoins du "show" sont accompagnées par des enfants) ou les transformer en voyeurs. Ce furent probablement les effets produits par la "démonstration" des "nudistes" (photo sous le titre) protestant contre l'utilisation de la peau des ours pour confectionner les fameux bonnets de fourrure dont se coiffent les gardes de la Reine d'Angleterre. La réaction de la population a possiblement été encore plus déconcertée dans le cas de cette exposition de deux femmes enceintes, presque complètement dénudées, devant ce restaurant anglais (voir deuxième photographie) servant de la viande de porc à ses clients. Elles voulaient reproduire et dénoncer les conditions dans lesquelles des truies sont confinées avant de donner naissance à leurs porcelets.



On monte d'un autre cran dans ce qui est contestable au point de vue de l'éthique, quand PETA rassemble des activistes non seulement nus mais couverts de peinture ou de teinture pour simuler le sang (comme ci-dessus, en Espagne). Beaucoup de témoins de la scène détourneront leur regard ou condamneront même ce moyen extrémiste de sensibilisation du public. Il est peut-être préférable pour PETA, afin de ne pas trop rebuter les gens et de faire mieux passer leur message, de soigner davantage leur "mise en scène" et de l'associer à une banderole ou une pancarte qui explique leur point de vue (comme sur l'image un peu plus haut montrant une femme et un drapeau canadien "ensanglantés", pour protester contre la chasse aux phoques).




Quant à moi, je trouve plus agréable et intelligent l'emploi de l'humour dont fait fréquemment preuve PETA pour atteindre ses cibles auprès du public et des autorités politiques. Les féministes fulmineront certes en voyant des femmes (comme celles photographiées ci-dessus) se faire exploiter "sexuellement" en acceptant un rôle de racoleuse néfaste pour leur image et leur condition d'être humain. Au moins, si ces jolies activistes (souvent des mannequins ou des célébrités engagés par PETA ou qui adhèrent aux idées de l'organisation) scandalisent peut-être certaines personnes par un excès de provocation, elles livrent efficacement leur message avec le sourire. Un message et une mise en scène qui sont susceptibles de faire sourire à leur tour les passants dans la rue, à défaut de les faire réfléchir ou de vraiment attirer leur sympathie à la cause de PETA. Dans CLIN D'OEIL SEXY, au cours des prochains mois, je me propose d'ailleurs de montrer des images à la fois coquines et originales des meilleurs coups publicitaires et des propagantistes les plus "sexy" de PETA. C'est à ne pas manquer !


Friday, April 8, 2011

FILLES OU FEMMES SEXY : LE DIABLE EST DANS LES DÉTAILS !


Qu'est-ce qui fait qu'une fille ou une femme est sexy ? Ce n'est pas seulement la beauté de ses traits ou de ses attributs physiques féminins. Ou ses mensurations idéales, bien proportionnées. Non, le caractère sexy peut aussi transparaître dans sa façon de marcher, de porter des vêtements ou des sous-vêtements, dans la manière de poser, dans ses gestes, son attitude ou son regard... Dans l'art de révéler son corps sans le dévoiler totalement. Dans son "talent" pour exprimer sa sensualité et attiser le désir chez ceux qui la regardent. Dans le petit extra d'originalité, de charme personnel qui distingue sa beauté de celle des autres. Le moyen le plus facile pour me faire comprendre, c'est d'illustrer mon propos par des exemples. Des démonstrations imagées qui constitueront l'essence même de ce blogue que j'inaugure aujourd'hui. Dans ce premier billet, ce sont les mannequins engagées par la compagnie de tabac MARLBORO, pour faire la promotion de leurs produits, qui serviront de "cobayes" pour étayer mes explications. Une photo ne vaut pas seulement mille mots, elle dit tout ou... presque, à qui sait bien observer !



Parce que les filles de Marlboro représentent une firme qui vend surtout des cigarettes, il y a parfois eu un peu de polémique autour de leur rôle ou de leur travail, au cours des dernières années. Fumer est dangereux pour la santé. C'est pourquoi plusieurs pays interdisent cette activité dans les lieux publics. Ils ont également banni ou restreint la publicité et la promotion des produits de consommation du tabac. Pour augmenter leurs ventes, les compagnies de cigarettes se sont tournées vers l'Asie ou les pays moins développés, là où les règlements contre la consommation de leurs produits sont inexistants ou beaucoup moins restrictifs qu'en occident. Notamment à l'endroit de leur jeune clientèle. Mais revenons à notre sujet principal. Dans la photographie du haut, la blonde n'est pas seulement jolie en apparence. Oui, rien ne cloche physiquement. Tout est beau et mis en valeur par la couleur, la texture, la richesse et la coupe de ses vêtements. De son corsage, en particulier. Mais les détails qui lui donnent son sex-appeal distinctif, c'est le grain de beauté sur son sein gauche, ce sont ses lèvres entre-ouvertes, les lunettes posées sur sa tête, et ses quelques mèches de cheveux partiellement et ingénieusement frisées. Sur le second cliché (ci-dessus) on peut voir le modèle exhiber sans pudeur ses hanches, son nombril et son bas ventre. Mais ce sont ses deux mains et ses pouces accrochés dans son pantalon qui auront pu assurément faire monter la température chez les "mâles" qui l'ont croisée...



Bien sûr, le rouge flamboyant du pantalon, et son tissus moulant, attisent l'attirance sexuelle que peut exercer ces déesses des pistes de course de F-1 sur ces messieurs à la libido fortement stimulée. Un peu comme la cape rouge vif du toréador rend le taureau survolté dans l'arène des corridas. Mais plus que le splendide popotin, bien dessiné par ce pantalon moulant (ci-dessus) c'est la pièce de lingerie féminine, faite de dentelle noire, qui surprend et accroche agréablement le regard. Elle vient couronner avec bonheur et originalité cette belle chute de reins bien encadré dans un agencement de couleurs, de tissus et de formes irrésistibles ! Le bracelet bien choisi au poignet droit, le reflet de la lumière sur le pantalon, et le bronzage du modèle ajoutent encore au pouvoir de séduction de l'ensemble de la composition. Même le léger contraste, entre la peau bronzée au-dessus de la petite culotte, et celle moins foncée juste en haut du pantalon, s'avère émoustillant ! Tellement que l'on voudrait en voir plus ! "T'sé veut dire", balbutierait un ado... Pour en savoir davantage sur les filles de Marlboro, rendez-vous sur mon site TROP SEXY POUR LE SPORT (le lien apparaît également dans la marge de droite). Je leur ai consacré un article et un diaporama pas piqués des vers, et dont vous me donnerez des nouvelles !


Vintage Labatt 50 Bottle: "Visit Expo 67"

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images: author's own