Saturday, July 21, 2012

Retro Recipe: Coconut Queen Party Cake

Retro Recipe:  Coconut Queen Party Cake
From the cookbook "Here Are The Cakes America Loves", 1950:

Coconut Queen Party Cake with Marshmallow Frosting

Cake:

• 2¾ cups cake flour, sifted
• 4 teaspoons baking powder
• ½ teaspoon salt
• ¾ cup shortening
• 1½ cups sugar
• 4 egg whites
• 1½ teaspoons vanilla extract
• 1 cup milk

Sift together dry ingredients and set aside. Cream shortening thoroughly. Gradually add the sugar, mixing continuously. Add egg whites, one at a time, beating well after each addition. Add sifted dry ingredients alternately with the milk, beating until smooth after each addition.

Pour into 2 well-greased 9-inch cake pans. Bake at 350°F for about 35 minutes. Cool layers slightly and remove from pans. Cool completely.

Frosting:

• 2 egg whites
• 1½ cups sugar
• 6 tablespoons water
• 6 large marshmallows, quartered
• 1 teaspoon vanilla extract
• ¼ teaspoon baking powder

In the top of a double boiler, combine first 4 ingredients. Cook over rapidly boiling water, beating with a rotary egg beater about 10 minutes, or until mixture stands in peaks. Remove top of double boiler from heat.

Add the vanilla extract and baking powder and beat about 5 minutes, or until frosting is thick and of good spreading consistency.

Sprinkle 1 cup of grated coconut over top and sides. If desired, tint coconut by placing it with 2 drops of liquid food coloring in a covered pint jar. Shake until coconut is evenly tinted.

source: adapted from midcenturymenu.com.

Wednesday, July 11, 2012

JORDAN CARVER BRASSE DE "GROSSES" AFFAIRES !



Jordan Carver assure qu'elle brasse de grosses affaires ces temps-ci... Et, rien qu'à la regarder, on ne peut que la croire ! Depuis deux ou trois ans, sa renommée a dépassé les frontières, et la super modèle "érotique" de 26 ans, originaire de Munich, en Allemagne, refuse plus d'offres de contrat qu'elle peut en accepter. Les occasions d'affaires se multiplient et débordent maintenant sa profession de mannequin spécialisé dans la mode de la lingerie féminine et du bikini. On lui demande de plus en plus de participer à toutes sortes d'évènements, de faire de la promotion ou de tourner des vidéos. Cette Bavaroise, dont la "marque de commerce" est sa plantureuse et très volumineuse poitrine (32 HH ou 43 GG, les avis divergent selon les sources d'information), qui rêvait de voyages, durant sa prime jeunesse, est servie à souhait depuis que son travail l'amène à faire le tour du monde. Sauf que, les contrats se succédant à une vitesse de plus en plus folle (elle a notamment posé pour ZOO MAGAZINE, ALUFEM -Italie-, SLITZ MAGAZINE -Suède-), Jordan n'a guère le temps de faire du tourisme lorsqu'elle se rend à l'étranger. De même, son horaire chargé ne lui permet plus de voir sa famille et ses amis autant qu'avant sa percée assez fulgurante dans le monde du show business. La nature même de son travail fait en sorte qu'elle est toujours célibataire. De plus, dit-elle, aucun amoureux ne pourrait éviter d'être rongé par la jalousie, à la façon dont tous les hommes la regardent.




Carver est bien consciente des raisons qui font son succès. Elle est tout de même étonnée de la rapidité et de l'ampleur de cette réussite, qui l'a amenée très tôt à déménager en Californie, où elle se sent vraiment chez elle. Jordan a beau augmenter ses tarifs, son téléphone continue à sonner et on requiert assidûment ses services. Enfant, elle était pourtant un garçon manqué ! C'est d'ailleurs avec les gars de son âge qu'elle jouait, pas avec les filles. Jusqu'à l'adolescence (14 ans), on se moquait d'elle parce qu'elle avait de petits seins ! De son propre aveu, elle ressemblait à un petit poulet ! Mais à quinze ans, Boom ! Sa poitrine explose ! À partir de ce moment là, elle fait tourner les têtes et les regards, sur son passage. Elle ne laisse personne indifférent. On lui donne assez tôt sa chance dans l'industrie de la mode des sous-vêtements féminins. Très vite aussi, dès qu'elle commence à être pas mal connue, elle se permet d'émettre des avis passablement tranchants, quitte à froisser certaines personnes. Elle ne ménage d'ailleurs pas du tout ses compatriotes allemands qui, en général, prétend-t-elle, ne trouvent pas excitantes les femmes aux gros seins. Une raison suffisante pour affirmer qu'ils manquent d'envergure ! Au contraire, les Anglais raffolent des fortes poitrines. «Vous ne pouvez pas imaginer, confie-t-elle, tout ce qu'ils peuvent faire, juste pour jeter un second coup d'oeil à mes seins». Au lit, les hommes sont généralement obsédés par sa poitrine. Ce qu'elle déplore un peu car, selon ses dires, elle a bien d'autres charmes. D'ailleurs, la super modèle aime plus se faire toucher les hanches que le buste. Et veuillez noter, messieurs, qu'elle préfère les hommes cultivés, bien musclés, ni trop rudes, ni trop timides, mais à la poitrine poilue... Parce que Carver est encore célibataire, on en a déduit qu'elle était lesbienne. Hypothèse qu'elle réfute. Jordan n'aime pas particulièrement avoir des relations sexuelles avec des femmes, mais elle confirme que de tels rapports intimes peuvent se produire en fin de party...



L'arbre généalogique de Jordan Carver plonge ses racines non seulement en sol allemand, mais également en territoire italien. De l'Italie elle pense avoir hérité son tempérament passionné et son goût pour "l'amore". Si elle est ponctuelle, ordonnée et sait précisément ce qu'elle veut, elle le doit au caractère de sa Bavière natale. Jordan trouve que cette "mixité" la sert bien, tout comme la bonne génétique de ses parents. Elle s'estime chanceuse d'avoir une bonne dose de sang chaud italien et, par ricochet, elle écorche un peu ses consoeurs allemandes qu'elle décrit étonnamment comme n'étant ni belles, ni sexy ! De plus, elle les trouve plutôt froides, inexpressives et coincées (mal à l'aise). Un jugement qui apparaît un peu sévère ! En fait, Jordan semble avoir une meilleure opinion de son pays d'adoption, les États-Unis d'Amérique. Carver fait régulièrement de l'exercice pour se garder en forme, mais elle n'abuse pas du gymnase car elle avoue être un peu paresseuse.




Avec sa poitrine énorme qui attire tant l'attention, peut-être que Jordan Carver se sent un peu comme une bête de cirque quand elle exerce son métier en public. Dans les vidéos qui la mettent en vedette, elle apparaît presque toujours comme la jeune femme un peu ridicule qui se contorsionne pour montrer le plus possible ses seins "king size". C'est un peu l'impression qui se dégage quand, par exemple, elle nous montre comment faire une tarte aux prunes ! Il est vrai que l'effet est assez spectaculaire lorsqu'on l'observe en train de pétrir la pâte qui sert à préparer son plat succulent ! Elle ne se formalise pas de passer pour moins intelligente qu'elle l'est. Réaliste, Jordan sait très bien qu'elle doit sa carrière à sa poitrine sur-dimensionnée. Elle tire simplement le meilleur parti possible de ses attributs féminins et de la curiosité qu'ils suscitent. C'est ainsi que Carver ne craint pas tellement de faire des excès de vitesse sur les routes. Les policiers qui l'arrêtent se montrent toujours très "compréhensifs" et ne lui donnent pas de contraventions ! Il n'est toutefois pas toujours commode de "garder sous contrôle" cette poitrine exubérante quand Jordan se retrouve sur les plateaux de tournage ou dans les studios de photographie. Il arrive assez fréquemment que lorsqu'elle bouge ou se déplace, ses seins sortent de sa robe ou de son soutien-gorge. Quand ça se produit en public, eh bien, la super modèle se dit que les gars qui sont témoins de ces "accidents" n'ont qu'à profiter de leur chance ! Dans les contrats qu'elle signe, une clause spécifie que dans les cas où elle se dénude un peu trop, soit par accident, ou soit pour changer de vêtements entre deux "shootings", son employeur ne peut utiliser ces images. Cependant, elle ne se fait guère d'illusions concernant le respect de cette entente. Tôt ou tard, il y aura des fuites sur le net ou dans les réseaux sociaux, à cause d'individus sans scrupules.



Il n'est pas exclu que Jordan Carver accepte un jour de poser nue. Mais pour l'instant, elle adore la manière qu'elle pratique son métier, et elle se passionne pour la mode, son deuxième plus important centre d'intérêt. D'ailleurs, si elle le pouvait, elle ferait fabriquer des bikinis à son goût et sur mesures pour son corps. Elle n'aime pas tellement ceux qu'on lui fait porter depuis le début de sa carrière. Lorsqu'on lui fait remarquer qu'elle ressemble à Denise Milani (ci-dessus), Jordan se dit honorée d'être comparée à cette femme qu'elle trouve très belle. Interrogée à savoir quelle était la chose la plus étrange qu'elle ait faite dans sa vie, la Californienne d'adoption mentionne qu'elle a déjà fait l'amour sur un pédalo. Le plus drôle c'est que, après cette expérience olé olé, elle avait le mal de mer ! Un fantasme qu'elle voudrait réaliser ? Faire l'amour dans un château sinistre... Puisqu'elle voyage énormément et qu'elle est audacieuse, Jordan Carver pourrait bien vivre cette aventure un de ces jours. Question de goût personnel, c'est ironiquement dans son costume traditionnel de Bavaroise, lorsque Jordan Carver participe au plus grand festival du monde, celui de l'Oktoberfest, que je la trouve à son mieux (photo du haut). En terminant, voici quelques images supplémentaires pour apprécier davantage les courbes de sa voluptueuse silhouette...



Sunday, June 24, 2012

"Habillé pour la modernité"


Founded in 1921, the McCord Museum is a public research and teaching museum here in Montreal, dedicated to the preservation and appreciation of Canadian history.

The museum is known for its extensive historical costume and textile collection, which includes over 18,000 clothing and accessory pieces, many of which were created by some of Montreal's most legendary fashion designers. Among the plethora of antique dresses, parasols, hats, fans and footwear, the museum also counts a collection of Expo 67 hostess uniforms.

The Montréal Fashion Bureau ("Mode Montréal") sat down with Cynthia Cooper, head of collections and research, and curator of costume and textiles for the McCord Museum.  Herself dressed hostess-esque, Ms. Cooper gives us a look into our beloved Expo girls, "dressed for modernity"...  

Check out the video, above...!

"Habillé pour la modernité"
Michel Robichaud mixed modernity and folklore for the Indians of Canada costume.

"Habillé pour la modernité"
The British uniform included a fabulous union jack purse. (McCord Collection)

"Habillé pour la modernité"
The brown and aqua Quebec ensemble, with space-aged hat. (McCord Collection)

"Habillé pour la modernité"
A U.S. raincoat like the one I acquired.  (I think mine is displayed better...)

"Habillé pour la modernité"

images: (1-3-5) screen captures, montages by author
(2-4) mccord-museum.qc.ca, montages by author

Sunday, June 10, 2012

UNE SI "BELLE" HISTOIRE : 125 ANS DE CHEERLEADING



Les dimanches de grand-messe du football américain, les amateurs de ce sport immensément populaire se réunissent par dizaines de milliers dans des stades somptueux, pour pratiquer leur "religion". Leur ferveur est ardente et elle suit un rituel sacré durant les cérémonies d'avant-match ... C'est ainsi que, par exemple, les partisans des Jets et des Giants de New York tiennent leur "tailgate party" à l'ombre d'un gigantesque palace qui a coûté 1,4 MILLIARD de $$$. Ouf !!! Crise économique ou pas, il ne manque pas d'argent pour construire ces stades colossaux, véritables cathédrales des temps modernes ! On fait la fête, avant les parties, en s'empiffrant des aliments les plus gras (ailes de poulet, gigots de toutes sortes, saucisses, charcuteries, bacon, burgers arrosés de sauces piquantes) et de boissons riches en calories (boissons gazeuses, bière, boissons énergétiques). Pas surprenant que le nombre de personnes obèses ou malades du diabète ait explosé au pays de l'oncle Sam...



Si les mordus de football américain débourseront de gros montants d'argent pour acclamer leurs dieux du stade, ils garderont également un oeil sur les ravissantes cheerleaders qui animent et embellissent le spectacle sur les lignes de côté. Malgré les apparences physiques et le gouffre salarial qui les séparent, ces jolies filles bien roulées partagent des traits communs avec les mastodontes qui se disputent rudement la victoire sur le terrain. Comme ces gladiateurs contemporains, ces gracieuses athlètes doivent être en grande forme et consentir leur effort maximum lorsqu'elles donnent leur performance devant des assistances survoltées. Certains mouvements de leurs chorégraphies ressemblent étrangement aux gestes des footballeurs. Ainsi, le "kick", une figure de base des meneuses de claques (photos ci-dessus) rappelle la "mécanique" des bottés d'envoi, de dégagement ou de placement qu'effectuent les botteurs durant les joutes. Pour accéder aux ligues professionnelles, les pom-pom girls doivent bien réussir ces "kicks". La hauteur, l'ampleur, la prestance, la souplesse, la force et la rapidité avec lesquelles elles exécutent cette manoeuvre sont déterminantes si elles veulent être au moins considérées pour l'un des rares postes offerts par les équipes de sport qui engagent des cheerleaders. C'est un pré-requis qui doit être possédé à la perfection, comme bien d'autres éléments de gymnastique qui font parties des routines bien coordonnées qu'elles doivent maîtriser avec précision.



On a tort de considérer uniquement ces animatrices de foule comme des gagnantes de concours de beauté, choisies surtout à cause de leur côté "sexy". La vérité c'est qu'elles sont aussi des athlètes à part entière. Qui parmi vous peut lever la jambe aussi haut que ces superbes acrobates ?! Il n'est pas donné à tout le monde de pouvoir danser et se déhancher avec tant d'agilité et de souplesse ! Pour y arriver, ces jeunes femmes doivent s'entraîner sérieusement et durement pendant des heures, chaque semaine. C'est comme ça depuis les années 1960. C'est à cette époque que le cheerleading est pratiquement devenu une discipline sportive. Mais beaucoup de gens ont toujours refusé de le reconnaître comme un "vrai" sport. Aujourd'hui on examine la possibilité de l'intégrer aux Jeux Olympiques, dans les compétitions de gymnastique. Plusieurs sauts et manoeuvres "aériennes" du cheerleading sont périlleuses et risqués. Il y a beaucoup de blessures chez les adeptes de ce sport "extrême".



Saviez-vous que le cheerleading existe depuis 125 ans ? Seriez-vous surpris d'apprendre que, jusqu'à la deuxième guerre mondiale, ces si jolies Pom-Pom Girls étaient... des HOMMES ?! Leur tâche consistait surtout à hurler dans un porte-voix pour encourager l'équipe et soulever la foule. Dans les années 1920 (la photo ci-dessus date de 1922 et a été prise à Lafayette, University of Louisiana), il y avait bien quelques représentantes du sexe féminin chez les cheerleaders, mais elles ressemblaient davantage à des clowns ! Leur uniforme cachait tout, sauf leur visage ! Un contraste énorme avec le mini-costume des meneuses de claques d'aujourd'hui, qui ne voile pas grand chose !



Mais il ne faut pas se méprendre non plus... En 1938, la première "squad" féminine de l'Université de l'Ohio (ci-dessus) était terriblement "sexy" pour l'époque. Leurs tenues, avec la jupe en bas du genou, laissant voir leurs jambes et leurs mollets, étaient pas mal "osées" et provoquaient des réactions fortes chez les spectateurs et leurs confrères cheerleaders masculins...



Au début des années 1960, quand les Pom-Pom girls des Colts de Baltimore (ci-dessus) montreront leurs cuisses, elles causeront également un choc dans les estrades... En 1972, avec leurs fameuses tenues de cowgirls, les célèbres meneuses de claques des Cowboys de Dallas, seront parfaites au point de ne pas avoir à changer beaucoup leur uniforme jusqu'à nos jours. L'histoire du cheerleading reflète l'évolution de la mode et des moeurs de la société américaine. Sur des photos de cheerleaders posant devant des stades durant les années quarante et cinquante, on constate que l'Amérique était encore passablement rurale... En ces temps-là, pas de rutilants palaces milliardaires au milieu de mégalopoles où vivent des multitudes. Rien que des gradins rudimentaires autour de terrains situés en pleins champs !



En analysant ces images, ce qui ressort également, c'est la spectaculaire transformation morphologique de la femme américaine. Les "canons" ou l'idéal de la beauté du corps féminin ont bien changé au fil des décennies ! La libération de la femme, la révolution sexuelle et l'hyper obsession actuelle d'être à tout prix "sexy" et ce, à un âge de plus en plus précoce, ont entraîné la "miniaturisation" des costumes pour exposer davantage de... peau ! Au grand plaisir des hommes ! Si l'amateur de football apprécie les belles passes "en spirale" des quarts-arrières, ils se régalent tout autant des belles "courbes" dans les corsages ou les petites culottes de ces filles "super hot" !

Vers la fin des années 1960, mais surtout autour du milieu de la décennie '70, l'intégration progressive des cheerleaders de "couleur", issues des minorités "visibles", a marqué une autre étape de l'épanouissement de la société américaine. La sophistication des pratiques du cheerleading dans l'écrin fantastique des immenses stades de sports a contribué à faire de ces hauts lieux des vitrines exposant les plus beaux atours de l'Amérique au monde entier...

L'épopée des 125 ans du cheerleading : captivant, émouvant, sublime ! Pour plus de détails, consultez les archives de mon blog FOOTBALL MANIA AVEC HACKSAW.

http://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/

Sunday, May 20, 2012

POUR TERI HATCHER, IL ÉTAIT TEMPS QUE LA TÉLÉ-SÉRIE "BEAUTÉS DÉSESPÉRÉES" SE TERMINE.


Il y a quelques jours prenait fin la très acclamée télé-série américaine BEAUTÉS DÉSESPÉRÉES (DESPERATE HOUSEWIVES). Après huit années de francs succès, le réseau ABC mettait un terme à cette populaire émission regardée par des millions de téléspectateurs chaque semaine, un peu partout à travers le monde. Comme il est coutume de le faire en pareilles circonstances, les comédiens, les techniciens et les artisans de cette grande production se sont rassemblés une dernière fois pour fêter cette oeuvre qui a été au coeur de leur vie pendant si longtemps. Parmi tous ceux et celles qui riaient en se rappelant de bons souvenirs ou qui versaient quelques larmes en regrettant que cet heureux temps appartienne déjà au passé, il manquait toutefois une personne importante. En effet, Teri Hatcher, l'une des actrices de premier plan de la série (elle jouait le rôle de Susan Mayer), brillait par son absence. Elle n'a pas participé non plus à l'échange de cadeaux qui a marqué la célébration. Il n'en fallait pas plus pour que les journalistes et les amateurs de potins de Hollywood lancent des rumeurs à propos de l'ambiance "empoissonnée" qui aurait régné ces derniers temps sur le plateau de tournage de BEAUTÉS DÉSESPÉRÉES. D'ailleurs, ce n'était pas la première fois que la presse faisait mention de dissensions au sein de la troupe d'acteurs rendus célèbres par cette télé-série si adulée. Les principales personnes concernées ont toujours minimisé l'importance de ces petites crises "d'ego", d'ailleurs assez courantes dans le milieu artistique. Des frictions d'autant plus banales dans un groupe de vedettes qui se côtoient depuis longtemps et qui, fatalement, se pilent occasionnellement sur les pieds... Mais récemment, des propos assez virulents étaient venues aux oreilles des journalistes. Certaines sources d'informations plus ou moins anonymes attaquaient la réputation de Teri Hatcher. On disait qu'elle était détestable et méchante, dans l'entourage du plateau de tournage de l'émission. On prétendait que c'était une vraie peste, à un tel point que l'on avait décidé de la mettre à l'écart en raison de son comportement haïssable, de ses caprices et de son intolérance envers certaines manies de ses collègues (notamment à l'égard des fumeurs). Il paraît que lorsque ses grands yeux bruns se "gonflaient" de colère, ils pouvaient effrayer même les personnes les moins intimidables de son entourage... On avait aussi déjà remarqué que les autres actrices principales de la série sortaient régulièrement ensemble dans des lieux publics, mais jamais en compagnie de madame Hatcher.



Mais à la suite du party d'adieu de DESPERATE WIVES, puisque la télé-série était finie, il va sans dire que les comédiens interrogés par les scribes, au sujet des supposés agissements malveillants de madame Hatcher, n'ont pas voulu jeter de l'huile sur le feu en déblatérant contre elle. Certains ont même pris sa défense, mais en se limitant à louer son professionnalisme exemplaire, sans aller jusqu'à se prononcer sur sa personnalité ou son tempérament. Si c'est vrai que Teri Hatcher a un caractère parfois abrasif et des manières désagréables, on peut comprendre pourquoi en analysant sa biographie. Il n'est pas rare que des personnes qui, comme elle, ont vécu dans l'insécurité durant leur enfance, soient portées, plus tard, à compenser ce manque d'assurance par un surplus d'agressivité, pour se donner confiance. Au fil des entrevues qu'elle a accordées ces dernières années, cette fille unique née de l'union d'une mère programmeur d'ordinateurs et d'un père physicien nucléaire, a avoué qu'elle était une enfant solitaire qui supportait très mal les nombreuses disputes de ses parents. Ces derniers avaient une relation difficile. Craignant constamment qu'ils se séparent ou divorcent, Teri essayait toujours d'arranger les choses après leurs querelles. Par exemple, elle priait sa mère de se faire belle en revêtant une jolie robe afin qu'elle plaise à son mari. De même, elle insistait toujours pour que son père achète des fleurs à sa femme pour lui prouver qu'il l'aimait. Mais l'instabilité du mariage de ses parents n'était pas son seul souci. Depuis l'âge de cinq ans, un terrible secret hantait aussi ses jours et ses nuits : elle était abusée sexuellement par son oncle, Richard Hayes Stone. Elle ne révélera ce drame à personne, pas même à ses parents, avant l'année 2002. Elle aurait peut-être dénoncé plus tôt son bourreau si elle avait su qu'il allait faire d'autres victimes, dont une adolescente de 14 ans qui s'est enlevée la vie, cette année-là, incapable de vivre plus longtemps avec le traumatisme causé par les mauvais traitements que lui avait fait subir Stone. Face à ce destin tragique, Teri Hatcher avait compris qu'il était de son devoir d'aider les procureurs à faire condamner son agresseur pour qu'il arrête enfin de faire d'innocentes victimes. Stone fut condamné à 14 ans de pénitencier. Il est mort d'un cancer du colon, le 19 août 2008.



En raison des évènements terribles qui ont marqué son enfance et, plus tard, sa vie de jeune adulte, Teri Hatcher affirme volontiers, encore aujourd'hui, qu'elle est une survivante. Comme tant d'autres victimes de viol, elle aurait pu sombrer dans la dépression, dans l'alcoolisme, dans la drogue, ou, pire encore, elle aurait pu se donner la mort. Même si les choses ont bien tourné pour elle, cette gagnante d'un Golden Globe en 2005 pour son rôle dans BEAUTÉS DÉSESPÉRÉES, garde encore des séquelles de son passé douloureux. «Je suis et je resterai toute ma vie une femme blessée. Ce n'est pas étonnant si je souffre de malaises et d'insécurité aussi bien dans ma vie privée que dans ma carrière. Chaque jour est un nouveau défi pour tourner la page de ce douloureux passé.» Elle a eu du mal à trouver le courage de dénoncer son violeur, mais ça lui a fait beaucoup de bien. «Après mes révélations, de nombreuses victimes de viol ont contacté la police pour permettre l'arrestation de leur agresseur. J'ai reçu des milliers de lettres de personnes des quatre coins du monde me remerciant de les avoir aidés à crever l'abcès.» Hatcher est heureuse d'avoir fait une différence dans la vie de toutes ces personnes. C'est ce genre d'impact qui lui fait apprécier son statut de vedette. Cette renommée lui permet d'être entendue et écoutée lorsqu'elle donne son avis au sujet de problèmes majeurs de la société. Elle aime exercer de l'influence dans la vie des gens. Mais, comme on l'a vu précédemment, ce n'est pas tout le monde qui apprécie son franc parler et sa "grande conduite".



Si Teri Hatcher a pu aussi bien affronter les obstacles et les épreuves c'est probablement à cause de sa nature très active. Elle est incapable de rester en place, il faut qu'elle bouge, «sinon je suis très malheureuse.» Elle n'est heureusement pas du genre à s'apitoyer sur son sort. L'activité physique lui a toujours été nécessaire. Enfant, elle a suivi des cours de ballet qui, à leur tour, l'ont incité à faire du cheerleading. À son école, grâce à son enthousiasme et à son talent de leader, elle est devenue rapidement la "meneuse" des meneuses de claques de l'équipe de football. Dans le cadre de cette chronique, nous avons vu qu'il est assez fréquent que des pompoms girls deviennent des vedettes du show business ou des personnes importantes dans la société. Il est cependant plus rare (3% seulement des candidates) que ces adolescentes cheerleaders fassent le saut chez les meneuses de claques professionnelles avant d'accéder à une carrière intéressante dans d'autres domaines. Ce fut le cas de Teri Hatcher, dont le premier emploi rémunéré a été celui de meneuse de claques des 49ers de San Francisco, de la Ligue Nationale de Football. C'était en 1984. Elle avait 19 ans. Son salaire ? Une quinzaine de dollars par match, très très loin des $ 400 000 dollars qu'elle empochera 25 ans plus tard, pour chaque épisode de DESPERATE WIVES !



La vie amoureuse de Teri Hatcher n'a pas été un jardin de roses. Divorcée de son premier époux, avant même que les photos de noces soient développées (comme se plaisait à le dire humoristiquement son ex), la ravissante brunette a à peine eu plus de chance avec son second mari, l'acteur Jon Tenney. Le couple a eu au moins le temps de concevoir une fille, Emerson Rose, durant les neuf années qu'il a survécu. Hatcher s'est d'ailleurs accrochée à son union avec Tenney à cause de sa fille et en se souvenant qu'elle-même avait tout fait durant son enfance pour que ses parents restent ensemble. Mais, de guerre lasse, et étant profondément malheureuse, Teri a fini par se résigner à ce divorce douloureux. Se sentant coupable de priver sa fille d'un foyer uni, elle s'est efforcée d'être la meilleure mère possible pour son enfant. Afin que Emerson Rose (photo ci-dessus) n'ait pas une enfance perturbée comme la sienne, Teri n'a pas voulu fréquenter d'autres hommes et imposer un beau-père à sa fille unique. Elle est convaincue que cette mise en veilleuse de sa vie amoureuse a fait d'elle une meilleure mère puisque cela lui a permis d'être plus présente durant l'enfance de sa fille et de contribuer davantage à son éducation. Cette période a aussi correspondu à une éclipse sur le plan de sa carrière. Ce qui, somme toute, a été bénéfique et heureux à ce moment de sa vie personnelle, puisqu'elle avait fait du bonheur de sa fille sa grande priorité.



Avant de vraiment percer dans le show business, en 1993, grâce à son rôle de Lois Lane dans la télé-série LOIS & CLARK : THE NEW ADVENTURES OF SUPERMAN, Teri Hatcher avait connu, pendant près d'une dizaine d'années, une carrière faite d'échecs et de demi-succès. On l'avait surtout remarquée dans quelques épisodes de séries populaires à la télé et dans des rôles de vamp sexy au cinéma, dans des films de second ordre. Il faut dire qu'elle avait le physique de l'emploi. En 1997, les lecteurs de la revue masculine FHM l'ont d'ailleurs élue la femme la plus sexy du globe. Si, plus tard, au milieu des années 2000, elle a connu la consécration grâce à ses brillantes performances dans BEAUTÉS DÉSESPÉRÉES, c'est qu'elle n'avait même pas besoin de se forcer pour incarner son personnage de Susan Mayer. Ce rôle de mère célibataire, en brouille avec son ex-mari, légèrement névrosée, maladroite avec les hommes, et qui élève sa fille toute seule, ressemblait énormément à sa vraie vie.

À 47 ans, Teri Hatcher a gardé certains bénéfices de la forme splendide qu'elle affichait à 20 ans, lorsqu'elle était une cheerleader des 49ers de San Francisco. Il y a trois ans, elle a complété le triathlon de Malibu, une compétition de natation (0,8 kilomètres), de bicyclette (29 kilomètres) et de course à pied (6,4 kilomètres). Nul doute que, sur le plan professionnel, de grandes réalisations attendent encore cette battante qui adore l'action, mais dont la force de caractère écorche parfois quelques susceptibilités...

Friday, May 4, 2012

Mike Wallace

Mike Wallace
"I'm Mike Wallace, and this is 60 Minutes..."

Mike Wallace was born Myron Leon Wallace on May 9, 1918, in Brookline Massachussets.

Wallace began his acting and announcing career in 1939, after studying broadcasting at the University of Michigan.  Throughout the 1940's, he performed in various different radio show genres – quiz shows, talk shows, commercials, serials, and news reading.  It was in 1951, at age 33, that Mike Wallace moved to New York City and began what would become a 6-decade television career.

Mike Wallace
Mike Wallace and Buff Cobb on the set of "Mike & Buff", 1951.

Mike Wallace's first foray into interviewing was during the husband-and-wife talk show "Mike and Buff", which aired weekday afternoons on CBS. Co-hosted with then-wife Buff Cobb, Wallace conducted live interviews with celebrities and passers-by in various New York locations. The talk show (and their marriage) ended in 1954.

Other early television work included announcing and game show hosting for programs such as "What's in a Word?", as well as acting in shows such as the "Stand by for Crime" police drama and the "Studio One" anthology series.  In 1954, Wallace even had a brief stint on Broadway, acting in the play "Reclining Figure", directed by Abe Burrows.

During this time, Mike Wallace also did television commercials for a variety of products, including Procter & Gamble's "Golden Fluffo" brand shortening, and Philip Morris cigarettes...

Mike Wallace
Promotional shots for "The Mike Wallace Interview", 1957.

In 1956, the vehicle that brought Mike Wallace's unique interviewing style to prominence was created. "Night Beat" was a live, late night hour talk show where Wallace grilled celebrity guests on controversial topics, developing a hard edge that was lacking in television at the time. Armed with solid research and provocative questions, Wallace made guests squirm.  Using only a black backdrop and harsh lighting (with cigarette smoke for atmosphere), the interviews were framed in tight close-ups, revealing the sweat elicited by Wallace's grilling.

Only airing locally, "Night Beat" later developed into the nationally televised prime-time program "The Mike Wallace Interview" which ran until 1960.


60 Minutes

Mike Wallace
"Tick, tick, tick, tick, tick..."

"The Mike Wallace Interview" may have made him a star, but "60 Minutes" is what made Mike Wallace a legend.

On September 24, 1968, "60 Minutes" debuted on CBS.  Initially, the show was aired bi-weekly on Tuesday evenings at 10pm, with Mike Wallace and Harry Reasoner as the show's only 2 hosts. The contrast was intentional: Wallace as the abrasive, crusading detective-type opposite Reasoner's mild-mannered, analytical persona.

"60 Minutes" quickly became known for its in-depth investigations and hard-hitting exposés, thanks in part to Mike Wallace's tough journalistic style. As the show progressed, he perfected his trademark "ambush" interview technique: after secretly filming scam artists and wrong-doers in action, Wallace confronted them without warning in parking lots, hallways, wherever a comment (or a stricken expression) might be harvested.

Mike Wallace's ability to uncover corruption, greed and deceit generally garnered him praise – and numerous awards – but some critics deemed his methods unfair, underhanded and too sensational.

Ambushes aside, Mike Wallace was also known for his high-profile interviews, sitting down with some of the most iconic figures of the 20th century.  A brilliant interviewer, Wallace always did his homework, delivering his questions with a smooth combination of toughness and grace...

Mike Wallace
Mike Wallace and Harry Reasoner in 1968.

Growing up, Sunday nights were marked in our house by "60 Minutes".  The handsome, baritone-voiced Mike Wallace was always my favorite, especially when he nabbed the "bad guys" in those iconic ambush interviews...!

Even though the subject matter was often too 'adult' for me to follow (and I never understood Andy Rooney), the tick-ticking of the "60 Minutes" stopwatch has always been, to me, as comforting as a glass of warm milk...

Below is an excerpt of the first ever "60 Minutes" from 1968, where Harry Reasoner introduces it as a "kind of a magazine for television"...



images: (1) cbsnews.com
(2) mtv.com
(3) wikipedia
(4) entertainment.time.com
(5) unknown source

Friday, April 13, 2012

The "Carrefour International"

Carrefour International
Most national pavilions at Expo 67 had integrated gift shops and restaurants to satisfy the visitor's desire for folkloric souvenirs and exotic foods.

For those that didn't want to face the hours of queuing required to enter said pavilions, another area at Expo offered a one-stop international shopping and dining experience: the "Carrefour International".

Located at the northern tip of the La Ronde amusement area, the Carrefour International was a vast plaza of shops and restaurants, operated by many of the same countries as those found in the rest of Expo 67.

Carrefour International
The complex was a series of triangular units with walls of plywood skin and pyramidal roofs; the visual emphasis was on pictorial graphics and lighting. Courtyards, fountains and trees dotted the entire area.

The Carrefour was comprised of 40 small shops and boutiques, some 400 square feet each. Sit-down restaurants included a Bavarian Beer Garden (seating 750), an English pub (seating 175), a Swiss fondue restaurant (seating 170), a Czechoslovakian restaurant (seating 150), a Dutch restaurant (seating 100), and a Hawaiian theatre-restaurant with Polynesian food and entertainment.

8 snack bars and 7 food shops specializing in foreign items completed the Carrefour's gastronomic offerings.

Carrefour International
One of the prominent features of the International Carrefour was an elaborately decorated antique carrousel, already over 100 years old by 1967. Built in Belgium, it had been completely restored to its original splendor, though the original steam power had been replaced by electricity. Visual and sound effects ensured that the old time charm of steam operation was preserved.

Carrefour International

From Expo Inside Out, a shopper's guide to Carrefour International:

Carrefour International
"The easiest and best place to shop is in Carrefour International on Ile Ronde - amidst the restaurants, merry go round, post-office and bank. The best boutiques are:

Morocco ★★★★★
– excellent leather: hassocks, shoes, purses, wallets – rugs – brass.
Iranian Handicrafts ★★★★★
– carpets – fur hats – mitts – jewelry – linens. All at very reasonable prices.
Tunisia ★★★
– Leather shoes – perfume – silver jewelry.
Cuba ★★★
– Cigars – humidors – straw bags.
Africa ★★★
– Skins - beads – wood carvings.
Yugoslavia ★★★
– Suede Coats – shoes – linens.
The following boutiques have a few interesting items: Germany ★★ has knives, dolls, and stuffed animals but most of these items can be bought in department stores in Montreal, anytime. U.S.S.R. ★★ has wooden toys and dishes and amber. The Swiss Fondue Pot ★★: after enjoying Swiss Fondue in the restaurant, you can buy fondue pots and cheese to take home. Swiss candy is also on sale. And Thailand ★★ has a selection of jewelry and silver."



The video below shows footage of this "Swiss Fondue Pot" restaurant located in the Carrefour. Legend has it that the popularity of cheese fondue in 60's Quebec is directly related to its presence at Expo. The video's narrator even states that chocolate fondue was a dessert specially created for Expo 67...!



images: (1) Dixon Slide Collection
(2 and 4) expo67.ncf.ca
(3) personal collection, from the Man and His World 1968 guide
With special thanks to DC Hillier for his retouching skills on photo 1.